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Actualités

20/04/2017

Présidentielle 2017 : les réponses de Jean Lassalle à nos questions

Il y a quelques semaines, nous avons adressé un questionnaire en 4 points à chacun des 11 candidats à l’élection présidentielle. A quelques heures du premier tour, voici les réponses de Jean Lassalle, de Résistons !

La teneur des réponses du député des Pyrénées-Atlantiques ne nous a pas surpris. Le Codever et Jean Lassalle se connaissent effectivement depuis plusieurs années. Le Codever adhère au Collectif National "des racines et des Hommes" (CNRH), présidé par Jean Lassalle. Nous participons aux travaux de cette association regroupant des particuliers et des associations de toute la France et qui a pour leitmotiv "Protéger sans interdire" (voir par exemple cet article du 27/1/2012). Le CNRH fait partie des soutiens de notre opération "Journées des Chemins".

Question n°1 – la sanctuarisation de la nature

Si vous êtes élu, mettrez-vous fin à la politique de « mise sous cloche » des espaces ruraux ?

Depuis 35 ans, notre pays se couvre d’une multitude grandissante et interconnectée de zonages protecteurs : Parcs Nationaux, Parcs Naturels Régionaux, Aires Marines Protégées, réserves naturelles, Natura 2000, SCAP, ZICO, ZPS, ENS, ZNIEFF 1 & 2, classement Biotope, trames vertes et bleues, corridors biologiques…

Certes, protéger la nature, sauvegarder la biodiversité, préserver les terroirs, sont autant d’objectifs nobles que nous partageons volontiers.

Malheureusement, un principe essentiel a été oublié ou exclu : l’homme est au cœur de la biodiversité. Il en résulte une sanctuarisation galopante de nos espaces ruraux avec pour conséquence l’exclusion de nombreuses activités de loisirs verts, notamment motorisées.

Votre question met en avant un principe qui m’est cher : l’Homme doit rester au cœur de la nature. La protection de l’environnement ne peut se faire sans l’Homme, ce dernier ayant façonné et entretenu la nature, ce bien commun inestimable, depuis des temps immémoriaux. Protéger sans interdire, en France métropolitaine comme en Outre-mer, c’est possible, tant je sais nos concitoyens amoureux de leur environnement.

Je me suis battu et continuerai à me battre pour que nos campagnes ne deviennent pas des sanctuaires livrés aux expérimentations des écologistes déconnectés des réalités de la vie rurale. Je connais à ce propos votre combat pour éviter que les Parcs naturels régionaux ne soient mis sous cloche comme le sont les Parcs Nationaux. En 2011, vous m’aviez alerté sur la question du financement difficile des Parcs Naturels, et sur le contrôle parfois déficient de leurs budgets, qui faisait planer la menace de la financiarisation de la nature. J’avais alors interrogé le Ministre de l’Ecologie et le Ministre du Budget sur ces sujets.[NDR : notre article de 2011]

Pour mieux connaitre ma vision de la nature et de la biodiversité, je vous invite à consulter cet article de mon blog : http://jeanlassalle2017.fr/2017/04/15/jean-lasssalle-expose-vision-de-nature-de-biodiversite/

Question n°2 – la mise en danger des usagers des chemins

Seriez-vous prêt à faire voter avant la fin de 2017 une loi imposant l’utilisation de dispositifs de fermeture non dangereux aux propriétaires souhaitant fermer les voies de passage leur appartenant ?

Depuis décembre 2004, nous avons recensé 43 victimes de chaines, câbles ou barbelés disposés en travers des chemins : 10 décès et 33 blessés (1 décès et 13 blessés depuis 2012). Et encore, il ne s’agit là que des accidents portés à notre connaissance.

Deux propositions de loi ont déjà été déposées dans le passé pour combler un vide juridique qui laisse toute liberté aux propriétaires ou gestionnaires pour clôturer des chemins par des dispositifs dangereux, invisibles ou mal signalés.

Cette problématique est juridiquement simple, dépourvue de couleur politique, et dotée d’un enjeu vital (des vies à sauver). Par conséquent, l’adoption d’une nouvelle législation pourrait se faire très rapidement. Il faut simplement de la volonté et un court créneau dans le calendrier parlementaire…

Il n’est pas admissible que la vie de nos concitoyens soit mise en danger lorsqu’ils parcourent la nature. Je ne tiens cependant pas à compliquer de manière inconsidérée la tâche des propriétaires, qui sont souvent des exploitants agricoles ou forestiers croulant déjà sous les normes et les règlements.

Une fois élu, j’inviterai donc les représentants de toutes les parties concernées (syndicats agricoles ou de propriétaires forestiers, fédérations et collectifs d’usagers des chemins, des chasseurs…) à travailler ensemble à la rédaction d’un texte dont l’objectif sera de garantir la sécurité des promeneurs, tout en étant simple et peu coûteux à appliquer sur le terrain.

Je crois en effet que la solution idéale et surtout applicable ne peut être élaborée que par les citoyens directement concernés. Comme en toutes choses, je veux restaurer le dialogue entre eux et l’envie d’agir ensemble.

Question n°3 – concilier la protection de la nature et le développement du tourisme

Si vous êtes élu, confierez-vous la question de l’accès à la nature et du développement du tourisme « vert » non plus au seul Ministère de l’Ecologie, mais à tous les ministères concernés : Tourisme, Sport, Agriculture, Aménagement du territoire… ?

Depuis une vingtaine d’années, les politiques de développement du tourisme « vert » font la part belle – nous devrions dire exclusive – aux activités de randonnée non motorisée. De ce fait, les adeptes de la randonnée motorisée subissent discrimination et exclusion. Ceux-ci se voient en effet interdire par principe l’usage de milliers de kilomètres de chemins ruraux. Pourtant, les activités et les impôts de ces citoyens comme les autres contribuent à la sauvegarde de ce patrimoine commun et génèrent une activité économique locale non négligeable.

Le tourisme vert et les sports de nature sont des activités incontournables de nos jours dans nos campagnes. Elles participent au dynamisme du monde rural, à l’entretien des biens communs, elles génèrent des retombées économiques, elles favorisent l’épanouissement de nos concitoyens et la connaissance de la nature. Il n’y a donc aucune raison de laisser leur gestion au seul Ministère de l’Ecologie.

Dès mon élection, je proclamerai les Campagnes de France grande cause nationale. Ce thème sera directement rattaché à la Présidence de la République. A partir de là, la politique environnementale pourra retrouver sa transversalité.

Question n°4 – la reconnaissance d’un interlocuteur légitime

Etes-vous prêt à intervenir afin que le Codever soit enfin reconnu comme l’interlocuteur officiel des pouvoirs publics pour tous les sujets relatifs aux loisirs verts motorisés ?

Après trente ans d'activité, le Codever est reconnu dans ce secteur, comme l'organisme le plus représentatif des loisirs verts motorisés, loisirs qui échappent à la tutelle des fédérations sportives du fait de leur pratique libre et sans affiliation obligatoire.

Pourtant, la reconnaissance officielle du Codever bute depuis plus de vingt ans sur le sectarisme du Ministère de l'Environnement alors que les loisirs verts motorisés à 2, 3 ou 4 roues motrices génèrent plusieurs milliers d'emplois et des activités économiques d'encadrement et d'accueil, majoritairement dans la France rurale. Ces activités représentent même une part de marché primordiale dans les secteurs de la vente de véhicules et d'équipements, la réparation et la fabrication avec les préparateurs et constructeurs nationaux comme Sherco.

Pour moi qui ai à cœur de redonner envie aux françaises et aux français de s’engager dans la vie des territoires, de leur faire place dans le débat législatif, l’implication des associations telles que la vôtre me parait incontournable. Il faut cependant s’assurer que les associations soient réellement représentatives et légitimes. Elles doivent en outre veiller à ne pas tomber dans un lobbying purement corporatiste qui fait tant de mal à notre société.

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